C’est la rentrée, en route pour l’école…
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C’est la rentrée, en route pour l’école…

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Nombre d’entre vous vont accompagner les petits écoliers en voiture. Voici quelques conseils pour prendre le chemin de l'école sans tracas.


Départ de la maison

Tout le monde est prêt ? Il est temps de monter en voiture et d'y installer vos enfants. Pour cela, il y a quelques règles de base à respecter.

Tout d'abord, il est bien évident que vous ne pouvez pas transporter plus d'enfants que votre véhicule n'a de places. Le nombre de places assises figure sur le certificat d'immatriculation (champ S.1), sachant que chaque siège doit être équipé d'une ceinture de sécurité homologuée et ne peut être occupé que par une seule personne (art. R412-1-1 du Code de la route). Tout enfant de moins de 10 ans doit être installé à l'arrière du véhicule sauf :

  • si l'enfant est installé dans un dispositif bébé placé dos à la route sur le siège avant passager (attention alors à désactiver l'airbag !) ;
  • si le véhicule n'a pas de banquette arrière ou que celle-ci n'est pas équipée de ceintures ;
  • si les sièges arrière sont momentanément inutilisables ou déjà occupés par d'autres enfants de moins de 10 ans.

Avant de partir, il faut encore vous assurer que tout le monde est bien attaché. Attention, même s'il s'agit d'un petit voisin, vous êtes responsable de tous les passagers de moins de 18 ans. Chacun d'eux doit alors être maintenu soit par un système homologué de retenue adapté à sa morphologie et à son poids, soit par une ceinture de sécurité.

À noter : Si, en principe, tout enfant de moins de 10 ans doit être installé dans un siège pour enfant, ce n'est pas une obligation :

  • si sa morphologie est adaptée au port de la ceinture de sécurité, c'est-à-dire qu'elle se place sur son épaule et non au niveau de son cou ;
  • pour tout enfant muni d'un certificat médical d'exemption valide et comportant le symbole suivant :Symbole exemption ceinture enfant

Le non-respect de ces règles est punissable d'une amende de 135 € (pouvant être minorée à 90 €). Le conducteur encourt un retrait de 3 points s'il ne porte pas de ceintures ou si son siège est occupé par plus d'une personne.

Aux abords de l'école

Presque arrivés, vous êtes peut-être pressés par le temps ou en retard. Il vous faudra pour autant respecter la réglementation routière et ne pas mettre en danger les autres usagers, notamment les écoliers présents aux abords de l'école.

Redoublez ainsi de vigilance envers les piétons d'autant plus que certains chenapans pourraient traverser en dehors des passages piétons. Vous êtes, en effet, toujours tenu de céder le passage aux piétons qui traversent la chaussée, au besoin en vous arrêtant, et ce, même en dehors des passages cloutés. Il est ainsi important que vous adaptiez votre vitesse en la réduisant pour ne pas vous laisser surprendre. Au-delà du respect de la vitesse maximale autorisée (qui est souvent réduite à 30 km/h aux abords d'une école), sachez que vous devez constamment rester maître de votre vitesse et vous adapter aux circonstances. Vous devez ainsi réduire votre vitesse notamment lors du croisement ou du dépassement de piétons isolés ou en groupe, ou encore de bus scolaires au moment de la descente ou de la montée des voyageurs, les deux étant régulièrement présents près des écoles.

Ne pas adapter sa vitesse constitue une infraction de vitesse excessive. Elle est, comme le fait de refuser la priorité à un piéton, sanctionnée par une amende de 135 € (minorée à 90 €). Le refus de priorité donne en outre lieu à un retrait de 6 points.

Kiss and ride*

Vite, vite, il est bientôt l'heure de rejoindre les bancs des classes. Tout naturellement, vous chercherez à déposer votre écolier au plus près de l'entrée. Mais à l'heure de pointe, une place de parking disponible est une denrée rare et le moindre espace fait l'objet de toutes les convoitises.

Conducteurs, soyez vigilants dans vos manœuvres.

Même si vous avez raison de vouloir garantir la sécurité de l'enfant, il ne faut pas non plus gêner ou constituer un danger pour les autres usagers de la route. À l'arrêt ou en stationnement, respectez toujours le Code de la route.

Pour rappel, l'arrêt est l'immobilisation momentanée d'un véhicule pour permettre, entre autres, la montée ou la descente de personnes (le conducteur restant aux commandes ou à proximité). Le stationnement est l'immobilisation d'un véhicule hors des circonstances caractérisant l'arrêt.

Le principe est que tout véhicule doit s'arrêter ou stationner dans le sens de la circulation :

  • sur l'accotement dès lors qu'il n'est pas réservé à d'autres catégories d'usagers et si l'état du sol s'y prête ;
  • sur le côté droit, si la circulation est à double sens ou, sur le côté droit ou gauche pour les voies à sens unique.

Sinon, il vous en coûtera une amende de 35 €.

Ainsi, et s'ils existent, utilisez les emplacements matérialisés autorisés (arrêt et stationnement), les places de parking à proximité (arrêt et stationnement) ou les zones dépose-minute (arrêt). À défaut, vous risquez d'être verbalisé, même si votre manœuvre ne dure que quelques secondes. Parmi les cas les plus fréquents, il ne faut ni s'arrêter ni stationner :

  • sur les passages piétons en traversée de chaussée ou, sur une distance de 5 mètres en amont, suivant le sens de la circulation ;
  • sur les trottoirs ;
  • sur les pistes cyclables, les chaussées et voies réservées à la circulation de véhicules ;
  • sur les emplacements réservés aux personnes handicapées.

Dans tous ces cas, et même si vous ne faites qu'empiéter, l'arrêt ou le stationnement est qualifié de très gênant et l'amende s'élève à 135 €.

En revanche, il vous en coûtera une amende de 35 €, dans les cas suivants, relevant de l'arrêt ou du stationnement gênant :

  • sur les emplacements où l'on empêche l'accès ou le dégagement d'un autre véhicule ;
  • entre le bord de la chaussée et une ligne continue lorsque la largeur de la voie restant libre ne permet pas à un autre véhicule de circuler sans franchir ou chevaucher la ligne ;
  • sur une voie publique spécialement désignée par arrêté (il faut donc être vigilant au panneau) ;
  • devant les entrées carrossables des immeubles ;
  • en double file.

Dans tous ces cas, si vous êtes absent ou refusez de déplacer votre véhicule, vous risquez une immobilisation et une mise en fourrière du véhicule. N'oubliez pas non plus que si la zone est en stationnement payant, vous devez vous acquitter de la redevance, sous peine d'un forfait post-stationnement.

* Dépose-minute